Etresoimeme

16 juillet 2015

Les chaudoudoux

Classé sous Histoire — Maleric @ 8 h 55 min

Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s’appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d’amis.

Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là. Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu’une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu’un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.

Ceux qui n’en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même en mouraient. En ce temps-là, c’était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu’un en avait envie, il s’approchait de toi et te demandait : » Je voudrais un chaudoudoux « . Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudou de la taille d’une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s’épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l’épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.

Les gens n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l’on en voulait. Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux.

Je dis « presque », car quelqu’un n’était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux. C’était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n’achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu’il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.

Un beau matin, Belzépha s’approcha de Timothée et lui parla à l’oreille tandis qu’il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement. Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais, si elle continue comme cela, il n’en restera plus pour toi ». Timothée s’étonna : « Tu veux dire qu’il n’y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l’on en voudra un ? » « Absolument, répondit Belzépha. Quand il n’y en a plus, c’est fini ». Et elle s’envola en ricanant sur son balai. Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d’un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui, il avait peur qu’il ne lui en reste plus.

Et si la sorcière avait raison ? Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l’idée qu’il pourrait en manquer l’inquiétait profondément, et le mettait même en colère. Il se mit à la surveiller pour ne pas qu’elle gaspille les chaudoudoux et en distribue trop aux enfants ou à n’importe qui.

Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu’un d’autre que lui. Comme Marguerite l’aimait beaucoup, elle cessa d’offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul. Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n’était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu’ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s’en plaignaient. Ils étaient inquiets à l’idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux.

La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu’ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.

Les gens s’arrêtèrent de sourire, d’être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n’avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.

Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac des chaudoudoux, sauf qu’il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c’était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu’un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d’épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».

Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu’elles allaient s’offrir des chaudoudoux, mais l’une changeait soudain d’avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l’air que l’on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n’importe quoi pour en obtenir.

Avant l’arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l’un pour l’autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupable, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.

Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.

Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s’attendaient à ressentir une douce chaleur et s’en réjouissaient à l’avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s’être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n’y comprenait rien !

Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste ! Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzépha leur avait fait croire qu’un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.

Mais écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d’en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu’on lui en demande. Les gens l’appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu’elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d’en manquer.

Les enfants l’aimaient beaucoup parce qu’ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux.

Malgré cette loi, beaucoup d’enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu’ils en avaient envie et qu’on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup d’enfants, beaucoup d’enfants, presque autant que les grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir.

Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l’insouciance des enfants ? Vont-elles se décider à suivre l’exemple de la jeune femme et les enfants et prendre le risque en supposant qu’il y aura toujours autant de chaudoudoux que l’on voudra ? Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu’on les donnait sans compter ?

Claude Steiner
Traduction : François Paul-Cavallier

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22 août 2014

Il était une fois au Paradis

Classé sous Histoire — Maleric @ 14 h 05 min

« Il était une fois au Paradis, deux magnifiques âmes, elles se connaissaient et s’aimaient tendrement.
Elles vivaient dans l’Amour, la Joie et tout était Parfait.
L’une dit à l’autre:
 » j’ai entendu parler du pardon, je ne sais pas ce que c’est et j’aimerais tellement en faire l’expérience. »
La 2ème âme lui répond:
« Je veux bien exaucer ton souhait ».
« tu ferais cela pour moi »? rétorque la première.
Bien sûr, avec tout l’Amour que j’ai pour toi.
Mais comment faire? demande l’intéressée.
Et bien c’est très simple. Tu vois cette petite planète bleue aux confins de la Voie Lactée.
Nous allons y prendre corps, entrer dans la matière, oublier un instant qui nous sommes.
Je te ferais vivre des événements douloureux, difficiles, mais je ne t’en dis pas plus.
Je voudrais juste que tu me fasses une promesse.
Bien sûr s’empresse de répondre la volontaire. Que veux-tu?
- Simplement que dans ces moments difficiles où tu auras l’opportunité d’expérimenter le Pardon,
tu te rappelles QUI JE SUIS. »

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20 août 2014

Un maître de l’Orient a vu un scorpion

Classé sous Histoire — Maleric @ 10 h 13 min

Un maître de l’Orient a vu un scorpion se noyer et décida de le tirer de l’eau, et lorsqu’il le fit, le scorpion le piqua. Par l’effet de la douleur, le maître lâcha l’animal qui de nouveau tomba À l’eau en train de se noyer.

Le maître tenta de le tirer nouvellement et l’animal le piqua encore.

Quelqu’un qui était en train d’observer se rapprocha du maître et lui dit :

- « Excusez-moi, mais vous êtes têtu ! Ne comprenez vous pas que à chaque fois que vous tenteriez de le tirer de l’eau il va vous piquer ? »

Le maître répondit : – « La nature du scorpion est de piquer, et cela ne va pas changer la mienne qui est d’aider. »

Alors, À l’aide d’une feuille, le maître tira le scorpion de l’eau et sauva sa vie et continua: – « Ne change pas ta nature si quelqu’un te fait mal, prends juste des précautions. »

Les uns poursuivent le bonheur, les autres le créent.

Quand la vie te présente mille raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons de sourire.

Préoccupe-toi plus de ta conscience que de ta réputation. Parce que ta conscience est ce que tu es, et ta réputation c’est ce que les autres pensent de toi …

Et ce que les autres pensent de toi… c’est leur problème !

L’Univers a prévu un escalier pour chacun de nous, pas un escalator !

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2 janvier 2014

La colère

Classé sous Histoire — Maleric @ 15 h 26 min

« Un sage hindou qui était en visite au Gange pour prendre un bain a remarqué un groupe de personnes criant de colère les uns après les autres.
Il se tourna vers ses disciples, a souri et a demandé :
- Savez-vous pourquoi les gens crient les uns sur les autres lorsqu’ils sont en colère ?
Les disciples y pensèrent pendant un moment et l’un d’eux dit :
- C’est parce que nous perdons notre calme que nous crions.
- Mais pourquoi criez vous quand l’autre personne est juste à côté de vous ?, demanda le guide.
- Pourriez-vous tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d’une manière plus douce ?
Lorsque aucune des réponses des disciples n’était suffisamment satisfaisantes pour le sage, il a finalement expliqué :
- Quand deux personnes sont en colère l’une contre l’autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, ils doivent crier, car sinon ils sont incapables de s’entendre l’un et l’autre. Plus ils sont en colère et plus ils auront besoin de crier fort pour s’entendre l’un et l’autre pour arriver à couvrir cette grande distance.
- Qu’est-ce qui se passe lorsque deux personnes tombent en amour ? Ils ne crient pas à l’autre, mais ils se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre eux est soit inexistante, soit très faible.
Le sage continua…
- Quand ils s’aiment encore plus, que se produit-il ? Ils ne se parlent pas, ils chuchotent et obtiennent encore plus de proximité et plus d’amour. Enfin vient un moment où ils n’ont même plus besoin de chuchoter, ils se regardent seulement l’un et l’autre et se comprennent.
Puis il regarda ses disciples et leur dit :
- Ainsi quand vous discutez les uns avec les autres ne laissez pas vos cœurs s’éloigner. Ne dites pas les mots qui vous éloignent davantage, ou bien viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne trouverez pas le chemin du retour…

Sagesse hindoue.

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18 novembre 2013

De fleurs et d’arbres

Classé sous Histoire — Maleric @ 18 h 48 min

De fleurs et d’arbres / Auteur : Antoine Lang

Il était une fois un arbre.

Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents…

Ah!, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais…

Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers… n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.

C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais… ni feuille, ni fleur, ni fruit.

Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.

Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre. Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.

Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.

S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage

Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.

Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.

Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.

N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir. N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.

Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour que Dieu nous a donnés

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4 novembre 2013

Le magicien et le pauvre

Classé sous Histoire — Maleric @ 12 h 36 min

Dans un pays lointain, vivait un magicien dont les pouvoirs étaient prodigieux. Il avait une maxime :
« Vous recevez de la vie ce que vous lui demandez ». De fait, tout ce qu’on lui demandait se réalisait.
Il fut un jour appelé dans un pays étranger. Dans ce royaume, les récoltes devenaient de plus en plus maigres, la qualité de vie du peuple se détériorait, et le roi lui-même était la cible du mécontentement. Le roi, se voyant mis en cause, demanda au magicien de montrer au peuple comment résoudre lui-même ses problèmes.
Cette requête plut au magicien, qui déclara « Vous auriez pu me demander d’indiquer qui sont vos ennemis pour que vous puissiez les exterminer ; vous auriez pu me demander une fortune inépuisable, qui aurait permis de distribuer de la nourriture à tous vos sujets ; vous auriez pu me demander une foule d’autres choses, que je vous aurais accordées. Au lieu de cela, vous avez demandé d’instruire vos sujets pour qu’ils puissent prendre eux-mêmes en charge leur destin. Telle est votre demande, telle sera votre réalité ». Et, sur le champ, les gens de la cour et les citoyens commencèrent à travailler dans un nouvel esprit qui leur permit de produire ce qu’ils voulaient et de
vivre pleinement heureux.
Sur le chemin du retour, le magicien rencontra un mendiant. Ce dernier ne savait pas qu’il s’agissait d’un magicien aux pouvoirs merveilleux. Il tendit donc la main, en se plaignant, comme d’habitude, d’être pauvre, de n’avoir ni gîte ni travail et de n’avoir jamais eu la chance de devenir riche et puissant.
Le magicien lui dit : « Vous recevez de la vie ce que vous lui demandez. Que désirez-vous ? » Le mendiant eut la même réaction que d’habitude face à une personne qu’il supposait bien nantie et demanda un dollar. Il reçut exactement un dollar.

Le magicien et le pauvre dans Histoire mendiant_0-300x199

19 octobre 2013

Papillon est en train d’éclore

Classé sous Histoire — Maleric @ 9 h 39 min

Un homme regarde chez lui un cocon qui brille à la lumière du soleil.

Le regardant, il s’aperçoit qu’une légère fêlure apparaît peu à peu à sa surface.
Un tout petit papillon est en train d’éclore, de voir le jour.
L’homme voit ce tout petit papillon qui peine à casser son cocon avec ses ailes frêles et encore toutes engluées.

Bien sûr, il est tenté d’aider la nature et de faciliter la sortie du cocon.
Il est tenté, mais il ne le fait pas.

Il ne le fait pas car il sait que cette étape est indispensable au papillon : lorsqu’il casse avec tant de difficultés son cocon, il mobilise des forces en lui qui sont les seules à permettre aux ailes de se déployer et de se décoller totalement.

Au prix de ces immenses efforts, le petit papillon se fortifie et apprend, en même temps qu’il arrive au monde, à déployer ses ailes pour bientôt voler.
Briser le cocon ne serait pas aider le papillon, mais le condamnerait au contraire à une mort certaine :
les ailes non décollées resteraient trop fragiles pour se déployer, et le petit papillon resterait à l’agonie.
Heureusement, l’homme qui regarde ce magnifique spectacle connaît tout ça.

Alors il observe la magie de la nature, il s’émerveille devant toute la force que déploie le petit papillon et lorsque celui-ci prend son envol, l’homme sourit.

Papillon est en train d’éclore dans Histoire 1310085-mue_imaginale_dun_monarque-300x198

9 octobre 2013

Les sept marches de l’évolution

Classé sous Histoire — Maleric @ 8 h 51 min

Cette histoire se déroule en Orient.
Un jeune disciple s’approche de son Maître et lui demande :
« Maître, j’aimerais connaître le chemin qui m’attend et qui m’amènera jusqu’à la Lumière» ?
Le Maître, assis en lotus, en profonde méditation, ne répond pas.
Le disciple s’assied, à son tour, en posture de méditation et attend patiemment.
Le Maître dit :
« Tu as franchi la première marche de l’évolution,
car elle consiste à s’asseoir dans le silence pour te connecter à ta Mère la Terre.»
Le disciple, ravi et au bord des larmes, ferme les yeux et se concentre sur sa respiration.
Le Maître dit :
« Tu as franchi la deuxième marche de l’évolution,
car elle consiste à vivre ses émotions et à les laisser passer dans le silence. »
Le disciple respire encore plus profondément et calme ses pensées en visualisant le ciel bleu.
Le Maître dit :
« Tu as franchi la troisième marche de l’évolution,
car elle consiste à calmer ses pensées afin de les discipliner. »
Le disciple se centre dans son coeur et y ressent l’amour infini de son âme.
Le Maître dit : « Tu as franchi la quatrième marche de l’évolution,
car elle consiste à ouvrir son coeur et à baigner dans l’amour de son âme. »
Le disciple dit alors :
« Maître, j’aime la vie. »
Le Maître dit : « Tu as franchi la cinquième marche de l’évolution,
car elle consiste à exprimer l’amour que tu as ressenti dans ton coeur. »
Le disciple sent des larmes couler sur ses joues et dit : « Maître, je ne suis plus. »
Le Maître esquisse un léger sourire et dit :
« Tu as franchi la sixième marche de l’évolution,
car elle consiste en l’abandon de la personnalité. »
Le disciple ouvre les yeux et dit :
« Je suis le Soleil, je suis l’Amour, je suis la Vie. Je suis Toi, mon Maître. »
Le Maître éclate de rire et crie au Soleil, à la Terre et à l’Univers :
«Mon disciple a franchi la septième et dernière marche de l’évolution. Il est rentré chez lui… »
Et les deux Maîtres (l’ancien et le nouveau) se mettent à danser et à célébrer l’Amour et la Lumière.
Et les fleurs dansent avec eux ; et les arbres dansent avec eux ; et le soleil danse avec eux ;
et la terre danse avec eux car, lorsqu’un disciple rentre chez lui (dans sa patrie divine),
l’Univers entier s’en réjouit et chante l’Amour et la Lumière.

Les sept marches de l'évolution dans Histoire les-sept-marches-de-l-evolution-300x225

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22 septembre 2013

Les deux loups

Classé sous Histoire — Maleric @ 17 h 17 min

Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s’était montré injuste envers lui :
« Laisse-moi te raconter une histoire… Il m’arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n’en éprouvent aucun regret. Mais la haine t’épuise, et ne blesse pas ton ennemi. C’est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J’ai souvent combattu ces sentiments »
Il continua : » C’est comme si j’avais deux loups à l’intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l’entoure et ne s’offense pas lorsqu’il n’y a pas lieu de s’offenser. Il combat uniquement lorsque c’est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l’autre loup, ahhhh…! Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage.
Il se bat contre n’importe qui, tout le temps, sans raison. Il n’est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l’intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit. »
Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda :  » Lequel des deux loups l’emporte, grand-père ? »
Le grand-père sourit et répondit doucement : « Celui que je nourris. »

Les deux loups  dans Histoire deux-loups-dessin-par-dark-sheyn-1920x1200-300x222

14 septembre 2013

«Pensez à déposer votre verre»

Classé sous Histoire — Maleric @ 8 h 40 min

« Une psychologue marchait vers le podium tout en enseignant la gestion du stress à une audience avertie.
Comme elle a soulevé un verre d ’eau, tout le monde s ’attendait à question du
« verre à moitié vide ou à moitié plein ».
Au lieu d…e cela, avec un sourire sur son visage, elle demanda: «Combien pèse ce verre d ’eau? »
Les réponses entendues variaient de 8 onces à 20 onces
Elle a répondu:
«Le poids absolu n’a pas d’importance.
Cela dépend de combien de temps je le tiens.
Si je le tiens pendant une minute, ce n’est pas un problème.
Si je le tiens pendant une heure, j’aurai une douleur dans mon bras.
Si je le tiens pendant une journée entière, mon bras se sentira engourdi et paralysé. Dans chaque cas, le poids du verre ne change pas, mais plus longtemps je le tiens, le plus lourd, il devient. »
Elle a poursuivi:
«Le stress et les inquiétudes dans la vie sont comme ce verre d’eau.
Pensez-y pendant un moment et rien ne se passe.
Pensez-y un peu plus longtemps et ils commencent à faire mal.
Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentez paralysés – incapable de faire quoi que ce soit »

«Pensez à déposer votre verre»

«Pensez à déposer votre verre» dans Histoire 996505_10201494431824693_1908543995_n-247x300

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